Halte à la banalisation du trafic de drogue dans nos villes !
Alors que les cités urbaines sont depuis longtemps confrontées aux ravages du trafic de stupéfiants, un nouveau palier vient d’être franchi : les villes moyennes, longtemps épargnées, sont désormais en première ligne. La récente affaire du 7, rue de l’Institut Magot, en plein cœur de Pont-à-Mousson, à quelques mètres à peine de l’école Saint-Jean, illustre avec violence ce basculement.
Deux trafiquants y ont écoulé quotidiennement jusqu’à 800 euros de cocaïne et d’héroïne, au vu et au su des riverains, des enfants, des commerçants, semant l’insécurité dans un quartier autrefois paisible. La scène est devenue tristement banale : des allers-retours discrets en trottinette, des échanges de main à main, une surveillance constante du voisinage, et la peur comme quotidien.
Ce point de deal, le troisième démantelé en quelques semaines seulement dans la commune, témoigne de l’ampleur du fléau. Derrière ces chiffres, il y a des familles inquiètes, des enfants exposés, des habitants réduits à l’impuissance. La condamnation rapide de l’un des trafiquants à deux ans de prison ferme et cinq ans d’interdiction du territoire français est un premier signal fort, mais cela ne suffit pas.
Reconquête! Meurthe-et-Moselle appelle :
- les pouvoirs publics à renforcer les moyens alloués aux commissariats des villes moyennes, en effectifs comme en intelligence de terrain ;
- le gouvernement à prendre conscience de l’infiltration du narcotrafic dans le tissu social de ces territoires, souvent oubliés des grandes politiques de sécurité ;
- la société civile, les élus locaux, les parents et les associations à se mobiliser pour refuser l’accoutumance à ce climat de peur et de violence.
La drogue n’est pas une fatalité. Elle prospère là où le silence règne. À Pont-à-Mousson, comme ailleurs, nous ne nous tairons pas. Il en va de la sécurité de nos enfants, de notre dignité collective et du droit de chacun à vivre en paix.
Halte à la banalisation du trafic.
Halte à l’emprise de la drogue sur nos territoires.
Pont-à-Mousson mérite mieux. La France aussi.